Urgence Inondations à Ksar El Kébir : Quand les Radioamateurs deviennent le dernier rempart de la communication
Alors que Ksar El Kébir vit des heures d’extrême vigilance face à la menace d’une crue historique de l’oued Loukkos, la mobilisation est générale. Entre les évacuations massives ordonnées par les autorités et le déploiement des Forces Armées Royales (FAR), un autre acteur, plus discret mais stratégique, pourrait bien jouer un rôle déterminant dans l’ombre : les radioamateurs.
Dans des scénarios de catastrophes naturelles où les réseaux mobiles et Internet risquent la saturation ou la coupure, ces passionnés de technologie deviennent les garants de la continuité des secours.
Une situation critique sous haute tension
L’article récent du journal Le Matin souligne la gravité de la situation : le barrage Oued El Makhazine a atteint un niveau de remplissage record de 140 % de sa capacité normale. Avec des prévisions annonçant des cumuls de pluie allant jusqu’à 150 mm, le risque que les infrastructures de télécommunications classiques (antennes relais, fibre optique) soient submergées ou privées d’énergie est réel.
L’hypothèse : Les radioamateurs au cœur du dispositif de veille
Imaginez que, parallèlement au Comité provincial de veille, une unité de radioamateurs soit activée. Quel serait leur rôle exact dans cette crise à Ksar El Kébir ?
1. Pallier la saturation des réseaux
Lors de l’évacuation précipitée de quartiers comme Si Abdellah ou Al Arouba, des milliers de personnes tentent de joindre leurs proches simultanément. Ce pic de trafic peut paralyser les réseaux GSM. Les radioamateurs, utilisant des fréquences VHF/UHF et HF indépendantes des infrastructures publiques, peuvent établir des ponts de communication directs entre les zones évacuées et les centres de commandement.
2. La transmission de données hydrologiques en temps réel
Alors que l’Agence du Bassin Hydraulique du Loukkos surveille les débits de 1 500 m³/seconde, des radioamateurs positionnés en amont de l’oued pourraient transmettre des rapports de situation précis (« visu » sur le terrain) là où les capteurs automatiques pourraient faire défaut. Une radio portable et une antenne de fortune suffisent pour envoyer un message vital.
3. Coordination logistique des secours
Avec le déploiement des bus, des trains et des centres d’hébergement, la logistique est immense. En cas de coupure d’électricité généralisée, les radioamateurs, capables de fonctionner sur batteries ou panneaux solaires, peuvent assurer la liaison entre les points de regroupement et les équipes de secours (Croissant Rouge, protection civile), garantissant que personne ne soit oublié dans les quartiers isolés par les eaux.
« Quand tout le reste échoue »
Le slogan des radioamateurs, « When all else fails », prend tout son sens à Ksar El Kébir. Leur capacité à improviser des antennes et à communiquer sur de longues distances sans infrastructure intermédiaire en fait des auxiliaires précieux pour les autorités locales.
Conclusion Si l’article du Matin nous rappelle la fragilité de nos villes face au dérèglement climatique, il met aussi en lumière la nécessité d’une résilience collective. L’intégration de réseaux de radioamateurs dans les plans d’urgence nationaux n’est pas qu’une hypothèse romantique : c’est une stratégie de sécurité civile indispensable pour protéger les citoyens de Ksar El Kébir et d’ailleurs.
Mes 73/88 QRO à nos frères et sœurs, les braves soldats d’ombre
qui se trouvaient toujours en cas d’urgence, on espérant d’avoir
à touts moments des exercices qui améliorent l’esprit de s’engager
aux situations difficiles.